vendredi 16 mars 2012

Protège t-on l'arbre de l'homme ? ou l'homme de l'arbre ?


Etre l'inverse de l'homme célèbre,
Etre inflexible même face au nombre,
Je suis la lame dans les ténèbres,
La silouhette dans la pénombre.


3 commentaires:

  1. Les arbres ont cette puissance qui nous vieillirai presque et une sagesse immense qui s'offre à ces quelques hommes qui savent les regarder... et passer leur chemin.
    Un bonheur toutes tes photos Al-Boo. J't'avoue qu'la video Busking m'a bien donné envie d'sauter dans l'écran. Vous étiez fort dans mon coeur l'week end dernier. Mado et moi on jouait Balkis deux jours de suite à Calais...sur le festival du Channel Liberté d'sejour pour lequel Etienne avait carte blanche. Et c'week end ch'ti concert à Lorient avec Rémaï, Lalo et Vinc. Après on s'est balladé sur l'port de pèche à 3h du mat. Certains bateaux rentraient tout juste...Beau moment totalement péché. Heu...perché! En brasso a tous les deux.(j'sais pas comment ça s'écrit).
    laOra qui pense bien à vous.

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  2. GG jeune Marchombre ! =)
    Ta 'tite soeurette !

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  3. Aux arbres

    Arbres de la forêt, vous connaissez mon âme!
    Au gré des envieux, la foule loue et blâme ;
    Vous me connaissez, vous! - vous m’avez vu souvent,
    Seul dans vos profondeurs, regardant et rêvant.
    Vous le savez, la pierre où court un scarabée,
    Une humble goutte d’eau de fleur en fleur tombée,
    Un nuage, un oiseau, m’occupent tout un jour.
    La contemplation m’emplit le coeur d’amour.
    Vous m’avez vu cent fois, dans la vallée obscure,
    Avec ces mots que dit l’esprit à la nature,
    Questionner tout bas vos rameaux palpitants,
    Et du même regard poursuivre en même temps,
    Pensif, le front baissé, l’oeil dans l’herbe profonde,
    L’étude d’un atome et l’étude du monde.
    Attentif à vos bruits qui parlent tous un peu,
    Arbres, vous m’avez vu fuir l’homme et chercher Dieu!
    Feuilles qui tressaillez à la pointe des branches,
    Nids dont le vent au loin sème les plumes blanches,
    Clairières, vallons verts, déserts sombres et doux,
    Vous savez que je suis calme et pur comme vous.
    Comme au ciel vos parfums, mon culte à Dieu s’élance,
    Et je suis plein d’oubli comme vous de silence!
    La haine sur mon nom répand en vain son fiel ;
    Toujours, - je vous atteste, ô bois aimés du ciel! -
    J’ai chassé loin de moi toute pensée amère,
    Et mon coeur est encor tel que le fit ma mère!

    Arbres de ces grands bois qui frissonnez toujours,
    Je vous aime, et vous, lierre au seuil des autres sourds,
    Ravins où l’on entend filtrer les sources vives,
    Buissons que les oiseaux pillent, joyeux convives!
    Quand je suis parmi vous, arbres de ces grands bois,
    Dans tout ce qui m’entoure et me cache à la fois,
    Dans votre solitude où je rentre en moi-même,
    Je sens quelqu’un de grand qui m’écoute et qui m’aime!
    Aussi, taillis sacrés où Dieu même apparaît,
    Arbres religieux, chênes, mousses, forêt,
    Forêt! c’est dans votre ombre et dans votre mystère,
    C’est sous votre branchage auguste et solitaire,
    Que je veux abriter mon sépulcre ignoré,
    Et que je veux dormir quand je m’endormirai.

    Victor Hugo

    De: laketapondu

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