dimanche 8 avril 2012

Quelques panos II


Quelque part entre Napier et Hastings


Une plage proche de l'endroit au nom le plus long au monde, dont je ne mettrais pas de photo car il n'a d'intéressant que le fait d'être un gros mot.

 
Quelque part en Nouvelle-Zélande... xD (Oui c'était une blague !)


Wellington... Ca déchire sa race


3 commentaires:

  1. Ouais t'as vu c'est cool Wellington ^^ Vous avez fait le musée Te Papa ? C'est à ne pas manquer !

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  2. Hihihi on était partis pour le faire ! Mais en y allant on s'est retrouvés sur le port, gratte et accordéon en main, du coup on a pas pu s'empêcher de jouer là. On est resté une heure et demi du coup on est pas allés au Te Papa. Mais on va bientôt y retourner de toute façon, et la... =D

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  3. Como no pensar en éste canto a la naturaleza toda entera de Lamertine !!!........


    Eternité de la nature, brièveté de l’homme

    Roulez dans vos sentiers de flamme,
    Astres, rois de l’immensité !
    Insultez, écrasez mon âme
    Par votre presque éternité !
    Et vous, comètes vagabondes,
    Du divin océan des mondes
    Débordement prodigieux,
    Sortez des limites tracées,
    Et révélez d’autres pensées
    De celui qui pensa les cieux !

    Triomphe, immortelle nature !
    A qui la main pleine de jours
    Prête des forces sans mesure,
    Des temps qui renaissent toujours !
    La mort retrempe ta puissance,
    Donne, ravis, rends l’existence
    A tout ce qui la puise en toi ;
    Insecte éclos de ton sourire,
    Je nais, je regarde et j’expire,
    Marche et ne pense plus à moi !

    Vieil océan, dans tes rivages
    Flotte comme un ciel écumant,
    Plus orageux que les nuages,
    Plus lumineux qu’un firmament !
    Pendant que les empires naissent,
    Grandissent, tombent, disparaissent
    Avec leurs générations,
    Dresse tes bouillonnantes crêtes,
    Bats ta rive! et dis aux tempêtes :
    Où sont les nids des nations ?

    Toi qui n’es pas lasse d’éclore
    Depuis la naissance des jours.
    Lève-toi, rayonnante aurore,
    Couche-toi, lève-toi toujours!
    Réfléchissez ses feux sublimes,
    Neiges éclatantes des cimes,
    Où le jour descend comme un roi !
    Brillez, brillez pour me confondre,
    Vous qu’un rayon du jour peut fondre,
    Vous subsisterez plus que moi !

    Et toi qui t’abaisse et t’élève
    Comme la poudre des chemins,
    Comme les vagues sûr la grève,
    Race innombrable des humains,
    Survis au temps qui me consume,
    Engloutis-moi dans ton écume,
    Je sens moi-même mon néant,
    Dans ton sein qu’est-ce qu’une vie ?
    Ce qu’est une goutte de pluie
    Dans les bassins de l’océan !

    Vous mourez pour renaître encore,
    Vous fourmillez dans vos sillons !
    Un souffle du soir à l’aurore
    Renouvelle vos tourbillons!
    Une existence évanouie
    Ne fait pas baisser d’une vie
    Le flot de l’être toujours plein;
    Il ne vous manque quand j’expire
    Pas plus qu’à l’homme qui respire
    Ne manque un souffle de son sein !

    Vous allez balayer ma cendre ;
    L’homme ou l’insecte en renaîtra !
    Mon nom brûlant de se répandre
    Dans le nom commun se perdra ;
    Il fut! voilà tout! bientôt même
    L’oubli couvre ce mot suprême,
    Un siècle ou deux l’auront vaincu !
    Mais vous ne pouvez, à nature !
    Effacer une créature ;
    Je meurs! qu’importe ? j’ai vécu !

    Dieu m’a vu ! le regard de vie
    S’est abaissé sur mon néant,
    Votre existence rajeunie
    A des siècles, j’eus mon instant !
    Mais dans la minute qui passe
    L’infini de temps et d’espace
    Dans mon regard s’est répété !
    Et j’ai vu dans ce point de l’être
    La même image m’apparaître
    Que vous dans votre immensité !

    Distances incommensurables,
    Abîmes des monts et des cieux,
    Vos mystères inépuisables
    Se sont révélés à mes yeux !
    J’ai roulé dans mes voeux sublimes
    Plus de vagues que tes abîmes
    N’en roulent, à mer en courroux !
    Et vous, soleils aux yeux de flamme,
    Le regard brûlant de mon âme
    S’est élevé plus haut que vous !

    De l’être universel, unique,
    La splendeur dans mon ombre a lui,
    Et j’ai bourdonné mon cantique
    De joie et d’amour devant lui !
    Et sa rayonnante pensée
    Dans la mienne s’est retracée,
    Et sa parole m’a connu !
    Et j’ai monté devant sa face,
    Et la nature m’a dit : Passe :
    Ton sort est sublime, il t’a vu!

    Vivez donc vos jours sans mesure !
    Terre et ciel! céleste flambeau !
    Montagnes, mers, et toi, nature,
    Souris longtemps sur mon tombeau !
    Effacé du livre de vie,
    Que le néant même m’oublie!
    J’admire et ne suis point jaloux !
    Ma pensée a vécu d’avance
    Et meurt avec une espérance
    Plus impérissable que vous !

    Alphonse de Lamartine

    De: laketapondu

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